Lire une prévision de houle : période, direction, vent

Savoir lire une prévision de houle évite autant de sessions ratées qu’un bon matériel. Quatre paramètres suffisent, et le plus important n’est pas la hauteur.
La période, avant tout
La période (en secondes) mesure l’intervalle entre deux crêtes. Elle indique l’énergie transportée. Sous 8 secondes, vous avez affaire à une mer du vent (windswell) : désordonnée, courte, molle. Entre 10 et 13 secondes, la houle est propre et exploitable. Au-delà de 14 secondes, c’est une vraie groundswell, née loin au large : elle arrive rangée, puissante, et lève des vagues bien plus grosses que sa hauteur annoncée ne le laisse croire. Une houle de 1 m à 15 s produit des vagues plus consistantes qu’une houle de 2 m à 6 s.
La direction
La direction s’exprime en degrés, d’où vient la houle. Comparez-la à l’orientation de votre spot : une plage exposée plein ouest ignore une houle de nord-nord-est. C’est la raison pour laquelle deux spots distants de vingt kilomètres peuvent afficher des conditions opposées le même matin.
Le vent
Le vent façonne la surface. Offshore (de la terre vers la mer), il lisse la vague et la creuse — c’est le vent de rêve, souvent au lever du jour. Onshore, il hache et ferme. Side-shore, il déforme. Un swell parfait ruiné par vingt nœuds d’onshore reste une mauvaise session.
La marée
Chaque spot a sa fenêtre : les beach breaks fonctionnent souvent à mi-marée montante, certains reefs uniquement à marée haute. Notez vos observations spot par spot, elles valent mieux que n’importe quel modèle.
Croiser les sources
Les modèles GFS et ECMWF, les données de bouées au large et une webcam donnent trois lectures complémentaires. Le modèle prévoit, la bouée mesure, la caméra tranche.
