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Oreille du surfeur : ce que disent les médecins et comment s’en protéger

3 octobre 2026 · Surf
Oreille du surfeur : ce que disent les médecins et comment s’en protéger

Oreille du surfeur : comprendre l’exostose du conduit auditif

L’oreille du surfeur désigne une exostose, c’est-à-dire une croissance osseuse bénigne qui se développe dans le conduit auditif externe. Elle apparaît généralement après des expositions répétées à l’eau froide et au vent, notamment lors d’activités nautiques pratiquées régulièrement.

Le corps réagit aux agressions répétées en produisant progressivement de l’os autour du conduit. Cette évolution est lente et souvent indolore : une personne peut donc ne remarquer aucun changement pendant plusieurs années, même si le rétrécissement progresse.

Comment le froid favorise la croissance osseuse

Le froid constitue le facteur principal associé à l’exostose. Quand l’eau froide entre fréquemment dans l’oreille, et que le vent refroidit ensuite le conduit, les tissus subissent des sollicitations répétées qui peuvent stimuler cette réaction osseuse.

L’eau joue aussi un rôle aggravant. Elle apporte une contrainte thermique, mais peut également rester dans un conduit devenu plus étroit, favorisant l’humidité et compliquant l’évacuation naturelle du cérumen.

Un surfeur qui passe régulièrement de longues périodes dans une eau fraîche est davantage exposé qu’une personne qui nage rarement dans ces conditions. Toutefois, l’intensité du risque dépend de la répétition des expositions : une seule baignade ne suffit pas à expliquer une croissance qui se construit progressivement.

Une affection qui ne concerne pas uniquement les surfeurs

Le surnom peut laisser croire que seuls les surfeurs sont concernés, mais d’autres pratiquants de sports aquatiques peuvent également développer une exostose. Les nageurs, les plongeurs et les kayakistes sont notamment exposés lorsqu’ils fréquentent souvent l’eau froide et le vent.

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La présence d’une excroissance ne signifie pas automatiquement qu’une personne ressentira une gêne ou devra être opérée. Tant que le conduit reste suffisamment ouvert, l’évolution peut ne provoquer ni douleur ni baisse auditive manifeste.

Le caractère bénin de cette croissance ne rend pas son suivi inutile : c’est surtout son emplacement, à l’intérieur d’un passage étroit, qui peut entraîner des complications lorsqu’elle augmente.

Facteurs associés à l’exostose :

  • Expositions répétées à l’eau froide
  • Vent fréquent pendant les activités nautiques
  • Humidité récurrente dans le conduit auditif
  • Pratique régulière de sports aquatiques

Symptômes de l’oreille du surfeur et signes à surveiller

Parce que l’exostose se développe lentement, les premiers signes peuvent passer inaperçus. Une gêne qui revient après la baignade, des bouchons de cérumen répétés ou une sensation d’oreille bouchée peuvent toutefois justifier un examen.

Du conduit rétréci à la gêne auditive

Lorsque les excroissances osseuses occupent davantage de place, le conduit auditif peut se rétrécir. L’eau et le cérumen s’évacuent alors moins facilement, ce qui peut provoquer des obstructions répétées ou favoriser des otites externes.

Une perte auditive peut survenir si le passage est fortement obstrué. Certaines personnes remarquent aussi des acouphènes ou une audition assourdie, tandis que d’autres ne constatent qu’une sensation persistante d’oreille pleine après la baignade.

La douleur à l’oreille n’est pas nécessairement causée directement par l’exostose. Elle peut apparaître en cas d’infection ou d’irritation, raison pour laquelle il vaut mieux demander un avis médical plutôt que de traiter soi-même une douleur persistante.

Différencier l’exostose d’une otite externe

L’expression « oreille du surfeur » ne désigne pas l’otite du baigneur. Il s’agit de deux problèmes différents, même si un conduit rétréci par une exostose peut retenir davantage d’humidité et contribuer à un risque accru d’infection externe.

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Un médecin généraliste ou un spécialiste ORL peut examiner le conduit et déterminer si la gêne vient d’une excroissance, d’un bouchon, d’une inflammation ou d’une autre cause. Cet examen est particulièrement utile quand les symptômes reviennent malgré un séchage soigneux des oreilles.

Signes justifiant un examen médical :

  • Baisse d’audition ou audition assourdie persistante
  • Otites externes qui se répètent
  • Bouchons de cérumen fréquents
  • Douleur, acouphènes ou sensation d’oreille bouchée

Une gêne isolée ne permet pas de poser un diagnostic. En revanche, des symptômes récurrents chez une personne souvent exposée à l’eau froide méritent une évaluation, sans attendre qu’ils deviennent importants.

Diagnostic et prise en charge de l’exostose de l’oreille

Une fois des signes repérés, l’examen médical permet d’évaluer le conduit auditif et de choisir une prise en charge adaptée. Le degré de rétrécissement, les symptômes et les infections éventuelles comptent davantage que le simple fait de pratiquer un sport nautique.

Quand une surveillance peut suffire

Si l’exostose ne gêne pas l’audition et ne provoque pas d’infections répétées, un suivi ORL peut être envisagé. Le professionnel évalue alors l’évolution et peut conseiller des mesures adaptées à l’accumulation de cérumen ou d’humidité.

Il ne faut pas tenter de retirer soi-même un bouchon avec un objet introduit dans l’oreille. Un conduit rétréci peut rendre ces gestes plus délicats, et un avis médical aide à éviter les blessures ou l’aggravation d’une irritation.

La surveillance ne signifie pas que l’excroissance disparaîtra : l’exostose ne régresse pas spontanément. Elle permet plutôt de suivre ses conséquences et de réagir si la gêne auditive, les obstructions ou les infections deviennent plus fréquentes.

Dans quels cas la chirurgie est-elle envisagée ?

Lorsque les symptômes deviennent importants, une opération appelée ostéotomie peut être proposée pour retirer les excroissances osseuses. La décision se prend avec un spécialiste ORL, en fonction de l’obstruction et des difficultés qu’elle entraîne au quotidien.

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L’intervention se déroule généralement sous anesthésie générale. L’accès peut se faire par le conduit auditif ou nécessiter une petite incision devant ou derrière l’oreille, selon la situation évaluée par l’équipe médicale.

Après l’opération, une période de repos d’une à deux semaines est habituellement recommandée dans les informations médicales fournies. Des gouttes auriculaires antibiotiques peuvent être prescrites, et la reprise du sport doit suivre les consignes du chirurgien.

Situation observée Orientation possible
Exostose sans gêne importante Suivi ORL et observation de l’évolution
Cérumen difficile à évacuer Évaluation et conseils médicaux adaptés
Infections externes récurrentes Examen ORL pour rechercher une obstruction
Gêne auditive marquée Discussion des options de traitement avec le spécialiste
Symptômes importants malgré le suivi Évaluation de l’indication d’une ostéotomie

Prévention de l’oreille du surfeur pendant les activités nautiques

Comme l’exposition répétée au froid et au vent est associée à cette croissance osseuse, la prévention consiste avant tout à limiter ces agressions. Les protections doivent être compatibles avec l’activité pratiquée et ne pas remplacer un examen en cas de symptômes.

Protéger les oreilles de l’eau froide et du vent

Des bouchons d’oreilles adaptés aux activités aquatiques peuvent réduire l’entrée d’eau froide dans le conduit. Certains modèles sont standards, tandis que d’autres sont moulés sur mesure ; le choix dépend notamment du confort et du sport pratiqué.

Un bonnet de bain ou une cagoule en néoprène peut aussi couvrir les oreilles et limiter leur exposition au froid et au vent. Pour une personne qui surfe longtemps dans des conditions fraîches, cette protection complète les bouchons plutôt que de les remplacer systématiquement.

Après la baignade, il est conseillé de sécher doucement le pavillon et l’entrée du conduit avec un linge propre. Il ne faut pas enfoncer le tissu ou un autre objet dans l’oreille, car le séchage concerne uniquement les parties externes accessibles.

Gestes de prévention après une session :

  • Choisir des bouchons conçus pour les sports aquatiques
  • Porter une cagoule ou un bonnet couvrant les oreilles
  • Sécher doucement le pavillon avec un linge propre
  • Demander un avis médical si les symptômes se répètent

Adapter les protections à sa pratique

Une protection utile doit rester confortable et adaptée aux exigences de sécurité du sport. Un nageur, un plongeur et un surfeur n’ont pas toujours les mêmes besoins ; un professionnel de santé peut conseiller une solution en cas d’antécédents d’otites ou de gêne auditive.

La prévention ne garantit pas qu’aucune exostose ne se formera, mais elle aide à réduire les expositions répétées au froid, à l’eau et au vent. Les personnes déjà opérées ont également intérêt à protéger leurs oreilles, car l’exposition demeure un facteur à limiter.

La meilleure stratégie associe donc des protections adaptées, une attention aux symptômes et un suivi médical lorsque le conduit auditif se bouche ou que l’audition change.

Protection ou geste Utilité recherchée Point d’attention
Bouchons d’oreilles aquatiques Limiter l’entrée d’eau froide Choisir un modèle adapté à l’activité
Cagoule en néoprène Réduire l’exposition au froid et au vent Veiller au confort et à l’ajustement
Bonnet de bain couvrant Protéger les oreilles pendant la baignade Vérifier qu’il reste bien en place
Séchage externe doux Retirer l’humidité du pavillon Ne rien introduire dans le conduit
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